Les autorités provinciales du Sud-Ubangi ont lancé une vaste opération d’assainissement dans le secteur de l’éducation. Le ministre provincial de l’Éducation, Félix Mondesie Mondembo, a ordonné la suspension de 40 chefs d’établissements secondaires accusés d’avoir perçu des frais supérieurs aux montants officiellement fixés pour la participation à l’Examen d’État, édition 2026.
La décision, notifiée aux gestionnaires des différents réseaux scolaires, fait suite à plusieurs dénonciations faisant état de perceptions illicites dans des établissements de la province. Selon le ministre, les frais de participation avaient été fixés à 80 000 francs congolais par élève, conformément à un arrêté du gouverneur de province. Pourtant, certains responsables d’établissements auraient exigé 120 000 FC, 140 000 FC, 150 000 FC, voire 180 000 FC, principalement dans des zones reculées.
Pour Félix Mondesie Mondembo, ces pratiques constituent une violation des instructions des autorités provinciales et une atteinte à l’autorité de l’État.
« Une bonne loi est impersonnelle. Beaucoup de chefs d’établissements ont respecté les instructions relatives aux épreuves certificatives. D’autres, en revanche, ont profité de cette opportunité pour se faire une santé financière », a déclaré le ministre à Ubanginews.com.
Le ministre a averti que les sanctions ne s’arrêteront pas aux seuls chefs d’établissements. Les gestionnaires des réseaux scolaires qui tenteraient de protéger les responsables concernés s’exposent également à des mesures disciplinaires.
«L’État détient le pouvoir organisateur de l’éducation. Toutes les écoles sont soumises au respect strict des décisions des pouvoirs publics. Ceux qui emprunteront les chemins contraires s’exposeront à la rigueur de la loi », a-t-il confié à Ubanginews.com.
Cette série de suspensions intervient après plusieurs mises en garde des autorités provinciales contre toute perception abusive des frais liés aux épreuves certificatives. Le gouvernement provincial affirme vouloir restaurer la discipline dans les établissements scolaires, protéger les parents contre les prélèvements illégaux et garantir le respect des tarifs officiels.
À travers cette décision, le ministère provincial de l’Éducation entend envoyer un signal fort aux acteurs du secteur scolaire : les pratiques de surfacturation et les perceptions illicites ne seront plus tolérées dans le système éducatif du Sud-Ubangi.
Par la Rédaction

