Par la rédaction
Le dépôt de la plainte introduite par Immo Serkas contre plusieurs jeunes du Sud-Ubangi continue de susciter des réactions dans les milieux politiques de la province.
Andy Bemba, homme politique, président national du parti Nouvelle Pensée et fils du Sud-Ubangi, estime que cette procédure judiciaire soulève des interrogations qui méritent d’être examinées dans le débat public.
Selon lui, plusieurs responsables politiques avaient, bien avant cette action en justice, publiquement qualifié ces jeunes de « corrompus » et de « manipulés ». À ses yeux, la chronologie des événements appelle à une réflexion.
« La question que l’opinion est en droit de se poser est de savoir si cette plainte relève exclusivement d’une initiative de l’entreprise concernée ou si elle s’inscrit dans un contexte politique plus large, où certains acteurs auraient pu encourager une telle démarche », s’interroge Andy Bemba.
L’homme politique précise toutefois qu’il ne formule aucune accusation contre une personne ou un groupe en particulier et qu’aucun élément public ne permet, à ce stade, d’établir un lien entre des responsables politiques et la procédure engagée.
Pour Andy Bemba, seule une justice indépendante, respectueuse de la présomption d’innocence et fondée sur les faits, est en mesure d’apporter des réponses à ces interrogations. Il estime également que les divergences politiques doivent être réglées dans le cadre du débat démocratique, afin de préserver un climat apaisé au Sud-Ubangi.
En attendant l’évolution de la procédure, cette affaire continue d’alimenter les discussions sur les rapports entre justice, politique et libertés publiques dans la province.

