Par la rédaction
L’acteur politique et président national du parti Nouvelle Pensée, Andy Bemba, a appelé à préserver « la vérité des faits » dans le débat politique relatif à la situation sécuritaire en République démocratique du Congo.
Dans une publication diffusée sur son compte X, il rejette l’idée selon laquelle le président Félix-Antoine Tshisekedi aurait hérité, en 2019, d’un pays totalement pacifié.
Selon Andy Bemba, au moment de l’alternance politique, l’Est de la RDC demeurait confronté à une insécurité persistante, marquée par la présence de plusieurs groupes armés. Il rappelle également que le M23 a notamment justifié sa reprise des hostilités par l’application de l’accord du 23 mars 2013 signé sous l’administration précédente.
Pour le président de Nouvelle Pensée, croire qu’un simple dialogue politique ou l’intégration de l’AFC/M23 suffiraient à mettre fin aux tensions régionales relève d’une lecture simplifiée de la crise dans les Grands Lacs. Il estime que les responsables politiques expérimentés ne peuvent ignorer cette réalité historique.
Andy Bemba souligne par ailleurs que la recherche de la paix ne doit pas conduire à l’oubli des victimes ni à la banalisation des crimes commis contre les populations civiles.
« La responsabilité des acteurs politiques est de défendre la vérité, la souveraineté nationale et la dignité du peuple congolais, pas d’utiliser la souffrance de la nation comme un simple instrument de conquête du pouvoir », a-t-il écrit sur son compte X.

