Par Fiston Ngala Alexandre
Le député provincial de Libenge, Giscard Nzengele, monte au créneau contre ce qu’il qualifie de tracasseries et de perceptions fiscales présumées illégales dans le territoire de Libenge. Il interpelle les autorités provinciales et demande des mesures fermes contre les personnes impliquées.
Selon les informations rapportées par l’élu, une nouvelle taxe de 6 000 francs congolais par planche de bois aurait été instaurée à Yembongo, dans le groupement Ngbaka-Vilisi, par un agent de la DGRSUB.
Le député affirme que cette perception se ferait avec la complicité présumée du chef de groupement Songba Neso Ngwi et bénéficierait, selon plusieurs témoignages qu’il dit avoir recueillis, du soutien d’un élu local.Ces accusations restent toutefois à être vérifiées auprès des personnes mises en cause et des services concernés.
Cette nouvelle perception suscite des réactions parmi les habitants et les acteurs du secteur du bois. Les baleinières stationnées à Yembongo seraient notamment affectées par cette situation, selon les informations communiquées par l’élu.
Giscard Nzengele dénonce ce qu’il considère comme un système de tracasseries portant préjudice à la population et aux activités économiques locales.
L’élu exige notamment la suppression de cette taxe qu’il juge illégale, la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que des sanctions contre les responsables, si les faits sont établis.
«« Pas de blagues avec ma population », martèle le député provincial.»
Face à cette situation, Giscard Nzengele appelle le gouverneur intérimaire du Sud-Ubangi à intervenir et à faire procéder aux vérifications nécessaires afin de déterminer les responsabilités.Pour le député, l’autorité publique doit protéger la population contre toute perception non autorisée et garantir un environnement favorable aux activités économiques.
Il dénonce par ailleurs des pratiques qu’il estime incompatibles avec la bonne gouvernance et demande que les autorités compétentes prennent des mesures appropriées.À ce stade, les accusations formulées par le député provincial constituent des allégations. Les responsabilités des différents acteurs cités devront être établies sur la base de vérifications administratives et, le cas échéant, d’une enquête.
L’affaire reste donc à suivre, alors que la population de Yembongo attend des éclaircissements sur la légalité de cette taxe et sur les mesures que prendront les autorités provinciales.
À Libenge, la question de la fiscalité et des tracasseries reste ainsi au cœur des préoccupations des habitants et des acteurs économiques locaux.

