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	<title>Me Neyker Tokolo Pokotoy Archives - UBANGI NEWS</title>
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		<title>Sud-Ubangi: la motion contre le ministre de l’Éducation relance le débat sur la cohérence juridique de l’Assemblée provinciale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Nov 2026 16:54:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée provinciale]]></category>
		<category><![CDATA[cohérence juridique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Folguy Isanga Entre les effets de l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 13 mars 2026, le statut du Gouvernement provincial et le pouvoir de contrôle parlementaire, Me Neyker Tokolo Pokotoy soulève une question fondamentale de droit public : jusqu’où l’Assemblée provinciale peut-elle exercer son contrôle politique sans créer une contradiction dans ses propres positions [...]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Par Folguy Isanga</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre les effets de l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 13 mars 2026, le statut du Gouvernement provincial et le pouvoir de contrôle parlementaire, Me Neyker Tokolo Pokotoy soulève une question fondamentale de droit public : jusqu’où l’Assemblée provinciale peut-elle exercer son contrôle politique sans créer une contradiction dans ses propres positions institutionnelles ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation institutionnelle au Sud-Ubangi continue de susciter des interrogations dans les milieux politiques et juridiques. Cette fois, c’est la menace d’une motion de défiance contre le ministre provincial en charge de l’Éducation qui remet au centre du débat la question de la cohérence juridique des actes posés par l’Assemblée provinciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une réflexion juridico-politique largement commentée, Me Neyker Tokolo Pokotoy met en évidence ce qu’il considère comme une contradiction dans la démarche de l’organe délibérant provincial. Son interrogation repose essentiellement sur les conséquences juridiques de la mise en accusation du gouverneur Michée Mobonga, intervenue en décembre 2025, et sur la portée de l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle le 13 mars 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l’argumentation de Me Neyker Tokolo Pokotoy se trouve l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 13 mars 2026, qui aurait annulé plusieurs actes adoptés par l’Assemblée provinciale au cours de sa session ordinaire de septembre 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon son analyse, cette décision juridictionnelle aurait également privé d&rsquo;effet la mise en accusation du gouverneur Michée Mobonga, dès lors que celle-ci était liée aux actes concernés par l&rsquo;annulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est d&rsquo;une importance capitale : <em>une institution politique peut-elle continuer à tirer des conséquences juridiques d&rsquo;un acte que la juridiction compétente a annulé ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En principe, les décisions de la Cour constitutionnelle s&rsquo;imposent aux pouvoirs publics et aux autorités administratives et juridictionnelles. Il appartient donc à l&rsquo;Assemblée provinciale de se conformer au dispositif de l&rsquo;arrêt et d&rsquo;en tirer toutes les conséquences de droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la portée exacte de cette annulation doit être appréciée à partir du dispositif intégral de l&rsquo;arrêt, et non sur la seule base des interprétations politiques qui en sont faites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième pilier de la réflexion concerne l&rsquo;article 160 de la loi électorale congolaise, telle que modifiée. Cette disposition prévoit notamment qu&rsquo;en cas de décès, de démission, d&#8217;empêchement définitif ou de mise en accusation du gouverneur de province, le Gouvernement provincial est réputé démissionnaire et expédie les affaires courantes sous la direction du Vice-gouverneur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément sur cette disposition que Me Neyker fonde son interrogation. Si la mise en accusation de Michée Mobonga demeure juridiquement valable, les conséquences prévues par cet article doivent être examinées. En revanche, si cette mise en accusation a été annulée par la Cour constitutionnelle, le maintien de ses effets juridiques devient sérieusement contestable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe donc une exigence de cohérence : l&rsquo;Assemblée provinciale doit clarifier sa position sur la validité de la mise en accusation et sur les conséquences institutionnelles qui en découlent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une motion de défiance contre un ministre d&rsquo;un Gouvernement réputé démissionnaire : est-ce juridiquement possible ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sans doute la partie la plus controversée de l&rsquo;analyse de Me Neyker Tokolo Pokotoy. L&rsquo;auteur s&rsquo;interroge sur l&rsquo;opportunité et la légalité d&rsquo;une motion de défiance visant un ministre appartenant à un Gouvernement qui serait déjà réputé démissionnaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son raisonnement repose sur une interrogation : <em>quel intérêt juridique y a-t-il à déclarer une nouvelle fois démissionnaire un membre d&rsquo;un Gouvernement dont le statut de démissionnaire serait déjà acquis ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article 197 de la Constitution reconnaît à l&rsquo;Assemblée provinciale un pouvoir de contrôle sur le Gouvernement provincial. Par ailleurs, l&rsquo;article 198, lu conjointement avec les dispositions constitutionnelles pertinentes, encadre la responsabilité politique des membres du Gouvernement provincial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, dans son arrêt R.Const. 1171 du 29 mai 2020, la Cour constitutionnelle a précisé les conséquences de l&rsquo;adoption d&rsquo;une motion de défiance contre un membre du Gouvernement provincial : le membre concerné doit cesser immédiatement d&rsquo;exercer ses fonctions et remettre sa démission à l&rsquo;autorité compétente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette jurisprudence rappelle que le contrôle parlementaire individuel possède une portée juridique propre. Il serait donc excessif d&rsquo;affirmer que la seule qualité de Gouvernement réputé démissionnaire rend automatiquement irrecevable toute motion de défiance contre l&rsquo;un de ses membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la question de la recevabilité et de l&rsquo;effet utile d&rsquo;une telle motion dans un contexte où le Gouvernement expédie déjà les affaires courantes mérite une réponse juridique précise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable problème : la cohérence des actes institutionnels. Au-delà de la controverse autour du ministre de l&rsquo;Éducation, le débat pose une question plus profonde : <em>celle de la sécurité juridique et de la responsabilité institutionnelle.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Assemblée provinciale dispose de prérogatives constitutionnelles. Elle a le droit de contrôler l&rsquo;exécutif provincial et de demander des comptes à ses membres. Mais l&rsquo;exercice de ces prérogatives doit impérativement respecter les décisions de justice, la Constitution, les lois de la République et son propre règlement intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir de contrôle parlementaire ne saurait devenir un instrument de contradiction institutionnelle. Si l&rsquo;Assemblée considère que la mise en accusation du gouverneur conserve ses effets, elle doit en établir le fondement juridique au regard de l&rsquo;arrêt du 13 mars 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si, au contraire, elle reconnaît que cette mise en accusation a été annulée, elle doit assumer les conséquences de cette décision dans la conduite de ses rapports avec l&rsquo;exécutif provincial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à ce niveau que l&rsquo;interpellation de Me Neyker Tokolo Pokotoy prend toute sa dimension. Pour sortir des interprétations partisanes, trois questions fondamentales méritent d&rsquo;être publiquement clarifiées :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Quelle est exactement la portée juridique du dispositif de l&rsquo;arrêt de la Cour constitutionnelle du 13 mars 2026 sur la mise en accusation de Michée Mobonga ?</li>



<li>Si le Gouvernement provincial est réputé démissionnaire en application de l&rsquo;article 160 de la loi électorale, quelles sont les limites du pouvoir de contrôle individuel de l&rsquo;Assemblée provinciale sur ses membres ?</li>



<li>Quelle disposition constitutionnelle, légale ou réglementaire permet de déterminer la recevabilité d&rsquo;une motion de défiance contre un ministre dans cette situation institutionnelle particulière ?</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Ces questions ne sont pas destinées à protéger un gouverneur ou un ministre contre le contrôle parlementaire. Elles visent plutôt à garantir que les institutions provinciales agissent dans les limites de leurs compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud-Ubangi n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;une escalade institutionnelle supplémentaire. Il a besoin d&rsquo;institutions capables de défendre leurs prérogatives tout en respectant les règles qui fondent leur légitimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Assemblée provinciale doit exercer son contrôle. Le Gouvernement provincial doit répondre de sa gestion. Mais ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre ne peut se soustraire à l&rsquo;autorité de la Constitution et des décisions de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réflexion de Me Neyker Tokolo Pokotoy a le mérite de remettre sur la table une question essentielle : <em>la cohérence juridique des décisions prises par les institutions provinciales</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car, dans un État de droit, une institution ne se mesure pas uniquement à l&rsquo;étendue de ses pouvoirs, mais également à sa capacité de les exercer dans le strict respect de la légalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, le débat au Sud-Ubangi ne devrait pas être celui de savoir quelle institution va imposer sa volonté à l&rsquo;autre, mais plutôt de déterminer laquelle respecte le mieux la Constitution et les lois de la République.</p>
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