Les inquiétudes se multiplient autour de l’évolution de l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo. Plusieurs organisations humanitaires, dont Oxfam, alertent sur les difficultés rencontrées dans la riposte, notamment en matière d’accès à l’eau potable, d’assainissement et de suivi des contacts des personnes infectées.
Dans un rapport publié le 15 juin, Oxfam estime que l’ampleur réelle de l’épidémie pourrait être sous-évaluée. L’organisation souligne que l’accès à l’eau potable, considéré comme l’une des premières barrières contre la propagation du virus, demeure extrêmement limité dans plusieurs zones touchées de la province de l’Ituri.
Selon les autorités sanitaires congolaises et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’épidémie est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle aucun vaccin homologué n’est actuellement disponible, même si plusieurs candidats vaccins sont en cours de développement.
Face à cette situation, les experts insistent sur le renforcement des mesures de prévention, notamment l’hygiène des mains, la surveillance communautaire, le dépistage précoce des cas suspects et le respect des consignes sanitaires émises par les autorités compétentes.
Alors que le nombre de cas continue d’augmenter dans plusieurs provinces de l’Est, les organisations humanitaires appellent à une mobilisation accrue des moyens humains, financiers et logistiques afin d’éviter une aggravation de la crise sanitaire.
Par la rédaction

