Par la rédaction
Le gouverneur intérimaire de la province du Sud-Ubangi, le professeur Jean-René Galekwa a reçu des représentants de la jeunesse venus présenter leurs revendications, dans un contexte marqué par des tensions liées au dossier opposant certains jeunes à la société Immo Serkas.
Au cours de cette rencontre, l’autorité provinciale a indiqué que les démarches étaient déjà engagées par son administration avant même l’arrivée des représentants de la jeunesse. « Nous sommes venus voir l’Autorité par rapport à notre revendication. Je tiens à vous informer que l’Autorité provinciale avait déjà amorcé les démarches avant que nous arrivions », a-t-il déclaré, Tonton Zuza, président du conseil provincial de la jeunesse invitant les participants à écouter les explications de l’exécutif provincial.
Revenant sur les événements récents, le gouverneur intérimaire a expliqué avoir échangé, la veille, avec le ministre provincial en charge de la Jeunesse à la suite d’une manifestation organisée par des jeunes. Il a précisé avoir également contacté le Procureur général afin de demander la suspension de certaines procédures judiciaires engagées contre des membres de la jeunesse, le temps d’établir un dialogue avec la direction générale de la société Immo Serkas. « Il n’y avait donc pas de raison d’avoir des inquiétudes aujourd’hui », a-t-il affirmé, ajoutant que Serge Mafuta qui est parmis les concernée, Serge , pourrait témoigner des échanges intervenus avec le parquet général.
De son côté, Serge Mufuta a expliqué que la présence policière lors de la rencontre n’avait pas pour objectif de réprimer les manifestants, mais plutôt de sécuriser les lieux. « Le procureur général nous a demandé de rentrer. Il avait invité les policiers parce qu’il ne connaissait pas notre intention. C’était uniquement pour sécuriser le milieu et non pour nous réprimer », a-t-il précisé.
Pour sa part, le président du Conseil provincial de la jeunesse (CPJ) du Sud-Ubangi a salué la mobilisation des différentes structures de jeunes. « Je remercie les présidents des structures de la jeunesse ainsi que tous les jeunes qui ont répondu présents à notre appel », a-t-il déclaré.
Cette rencontre marque une tentative d’apaisement entre les autorités provinciales, les représentants de la jeunesse et les acteurs concernés par le dossier Immo Serkas, alors que les jeunes réclament des réponses concrètes à leurs préoccupations.

