Par Fiston Ngala Alexandre
Au lendemain de la décision de la Cour constitutionnelle validant la loi sur le référendum, le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, a vivement réagi. Il remet en cause l’indépendance des juridictions constitutionnelles en Afrique et estime que leur fonctionnement est souvent influencé par le pouvoir en place.
Selon lui, à l’exception de quelques pays, notamment le Kenya, le Ghana et l’Afrique du Sud, les cours constitutionnelles africaines sont généralement soumises aux autorités politiques.
« Les juges cherchent avant tout à préserver leurs fonctions et les avantages liés à leurs postes. Ils savent que le départ du maître entraînera aussi le leur. C’est la théorie du « tu me protèges, je te protège » », a déclaré Jean-Claude Katende.
Pour le président de l’ASADHO, la décision de la Cour constitutionnelle ne modifie en rien son analyse juridique. Il soutient que la loi sur le référendum demeure contraire à la Constitution et appelle les opposants à poursuivre sa contestation par les voies légales.
« Promulguée ou pas, la loi référendaire reste anti-constitutionnelle. La meilleure chose à faire est de la combattre du mieux qu’on peut et qu’on pourra », a-t-il affirmé.
Jean-Claude Katende a conclu sa réaction en réaffirmant son opposition à toute perspective d’un troisième mandat présidentiel : « Tenons bon, le troisième mandat est périmé. Le président Félix Tshisekedi ne l’aura jamais. »
Cette prise de position intervient alors que le débat sur la réforme constitutionnelle et l’organisation d’un référendum continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile en République démocratique du Congo.

