Par la rédaction
Une élève de 6ᵉ année primaire de l’E.P. Mukasa, une école catholique privée située au quartier Biyela, dans la commune de Kimbanseke, à Kinshasa, est décédée ce lundi 12 octobre dans un établissement de santé, après avoir reçu des coups de fouet de son enseignante quelques jours plus tôt.
L’institutrice, qui serait une religieuse, reste introuvable. La police a autorisé le transfert du corps de la victime à la morgue et a procédé au bouclage des lieux.Selon les témoignages recueillis, les faits se seraient produits le samedi 10 octobre, dans une salle de classe, pour un motif qui n’a pas encore été établi.
D’après des habitants vivant aux alentours de cet établissement scolaire, qui se sont confiés à notre, l’enseignante aurait frappé l’élève au bas-ventre à l’aide d’une canne en bois utilisée comme instrument de mesure.
Après ces coups, la jeune fille aurait commencé à ressentir des douleurs une fois rentrée chez elle. Sa famille l’aurait alors conduite à l’hôpital, où elle serait décédée ce lundi matin.
La rédaction indique ne pas avoir pu rencontrer les membres de la famille de l’élève décédée. Le média précise également ne disposer d’aucune information supplémentaire sur l’identité de la victime ni sur celle de l’enseignante mise en cause.
L’établissement concerné regroupe, dans une même enceinte, trois écoles primaires : Mukasa, Misani et Saint-Joseph. Toutes sont conventionnées catholiques et sont réputées pour leur enseignement dans cette partie du sud-est de la capitale congolaise.
La police boucle les lieuxAprès le décès de l’élève, la famille de la victime a saisi la Police nationale congolaise (PNC), qui s’est rendue sur place ce lundi matin. Constatant l’absence de l’enseignante concernée à son poste de travail, les forces de l’ordre ont bouclé le secteur en fin de matinée.
Cette intervention a entraîné la libération anticipée des élèves de la vacation du matin. Les activités administratives des trois directions scolaires ont également été suspendues.
À ce stade, les circonstances exactes du drame et les responsabilités dans cette affaire restent à établir.

