Par la rédaction
À Gemena, capitale de la province du sud-ubangi, les 3 et 5 novembre 2026, des acteurs de la société civile environnementale ont renforcé leurs capacités sur les mécanismes de la foresterie communautaire, de l’obtention des titres forestiers à l’exploitation et à la gestion durable des concessions.
La gouvernance forestière s’invite au cœur des préoccupations environnementales dans le Sud-Ubangi. Le Bureau communautaire pour l’environnement, l’agriculture et le développement durable (BCEAD) a organisé, à Gemena, deux journées de formation, les mardi 3 et jeudi 5 novembre 2026, à l’intention des acteurs de la société civile environnementale.
Tenue au bureau de la Coordination provinciale du Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR), cette activité a réuni des responsables d’organisations environnementales locales, des représentants des communautés locales ainsi que des points focaux forestiers.
Cette formation visait à renforcer les connaissances des participants sur les principes, les procédures et les enjeux de la foresterie communautaire en République démocratique du Congo.
La première journée, mardi 3 novembre, a notamment porté sur le cadre légal et réglementaire de la foresterie communautaire, les principes de gouvernance forestière ainsi que les différentes étapes d’obtention des titres forestiers, présentées par le BCEAD.
Les échanges ont également abordé le rôle de la société civile dans l’accompagnement des communautés locales, les mécanismes de transparence et de redevabilité, le mécanisme REDD+, la prévention des conflits ainsi que la participation des femmes et des jeunes à la gestion des ressources naturelles.
La deuxième journée, jeudi 5 novembre, a été consacrée notamment aux aspects pratiques de l’exploitation et de la gestion des Concessions forestières des communautés locales (CFCL).

À cette occasion, Richard Lokoka, chef de projet adroms dans la province du Sud -Ubangi et Gilbert Zobinza Munanga, coordonnateur de BCEAD deux facilitateurs ont apporté des éclairages techniques sur les mécanismes d’exploitation et les exigences liées à la gestion des concessions communautaires.
Ces enseignements ont permis aux participants de mieux appréhender les responsabilités des communautés locales dans la valorisation de leurs ressources forestières, ainsi que les exigences d’une gestion organisée, transparente et durable.
Pour Gilbert Zobinza Munanga, coordonnateur du BCEAD, le renforcement des capacités des acteurs environnementaux constitue un levier essentiel pour accompagner les communautés locales dans la défense de leurs droits et la gestion responsable de leur patrimoine forestier.
Dans le Sud-Ubangi, où les ressources forestières représentent un potentiel important, les défis liés à la déforestation, à l’exploitation illégale et à la gestion non durable des forêts rendent indispensable l’implication de la société civile.
Celle-ci est notamment appelée à jouer un rôle d’interface entre les communautés locales, les services étatiques et les partenaires techniques et financiers.
Au terme de la formation, les participants ont salué l’initiative du BCEAD et se sont engagés à restituer les connaissances acquises au sein de leurs organisations respectives et auprès des communautés locales.
À travers cette initiative, le BCEAD entend contribuer à l’émergence d’une gouvernance forestière participative, dans laquelle les communautés locales occupent une place centrale dans la gestion et la valorisation de leurs ressources naturelles.
L’enjeu est désormais de traduire les connaissances acquises en actions concrètes sur le terrain, afin de faire de la foresterie communautaire un véritable instrument de protection des forêts et de développement local dans le Sud-Ubangi.

