La promulgation de la loi sur le contenu local continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et du monde économique congolais. Dans une publication diffusée ce jeudi 2 juillet 2026 sur son compte X, l’ancien directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, a qualifié cette réforme de « tournant historique » dans la quête de la souveraineté économique de la République démocratique du Congo.
Dans son message, Miguel Kashal a salué le leadership du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, estimant que la promulgation de cette loi concrétise un engagement majeur pris devant le peuple congolais lors de l’élection présidentielle de 2023.
« Cette loi envoie un signal fort en faveur de l’indépendance et de la souveraineté économiques de notre pays », affirme-t-il.
L’ancien patron de l’ARSP est également revenu sur le processus d’élaboration de ce texte. Il rappelle que les travaux ont été lancés par l’arrêté ministériel n°002 du 15 février 2024 instituant une commission chargée de sa rédaction. Le projet a ensuite bénéficié des contributions de nombreux experts nationaux et internationaux avant d’être adopté par le Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, puis enrichi lors de la 89ᵉ réunion du Conseil des ministres, sous l’impulsion du chef de l’État, avant son adoption par l’Assemblée nationale et le Sénat.
Pour Miguel Kashal, cette loi marque une étape décisive vers une meilleure maîtrise des richesses nationales par les Congolais.
Le nouveau dispositif prévoit notamment une participation de 20 à 30 % des personnes physiques ou morales congolaises dans le capital social des entreprises principales, ainsi que l’attribution de 5 à 6 % du capital aux travailleurs de ces entreprises. Des dispositions qui visent à accroître l’implication des nationaux dans les secteurs stratégiques de l’économie.
Afin d’illustrer la portée de cette réforme, Miguel Kashal établit un parallèle avec plusieurs politiques de contenu local ayant contribué au développement de grandes économies. Il cite notamment le Buy American Act adopté aux États-Unis en 1933, le mouvement Swadeshi en Inde, la politique de Réforme et d’Ouverture de la Chine, le Nigerian Oil and Gas Industry Content Development Act de 2010, les programmes de Black Economic Empowerment en Afrique du Sud, ainsi que les stratégies mises en œuvre par la Norvège et le Ghana pour renforcer la participation nationale dans leurs secteurs stratégiques.
Selon lui, ces expériences démontrent que le développement économique durable repose sur la valorisation des ressources locales, du capital humain et des entreprises nationales.
Miguel Kashal a enfin appelé les Congolais à s’approprier cette réforme afin qu’elle devienne un véritable levier de création de richesses et d’emplois.
« Le contenu local n’est plus une ambition. Il est désormais une réalité juridique qui ouvre la voie à une souveraineté économique durable pour la République démocratique du Congo », conclut-il.
Par la Rédaction

