Par Fiston Alexandre Ngala
À Gemena, dans la province du Sud-Ubangi, les élèves de l’Institut Technique Social (IST) Mpiko ont repris les cours dans des conditions jugées précaires. Bâtiments délabrés, travaux inachevés et manque de bancs-pupitres compliquent le quotidien de cette école publique située dans la commune de Labo.
La rentrée scolaire 2026-2027 a démarré sur l’ensemble de la République démocratique du Congo. À Gemena, toutefois, plusieurs établissements font face à d’importantes difficultés, dont l’IST Mpiko.
Lors d’une visite effectuée le jeudi 3 septembre 2026, le constat sur place s’est révélé préoccupant : le bâtiment administratif est toujours en chantier et plusieurs salles de classe présentent un état de délabrement avancé.
Faute de bancs-pupitres en nombre suffisant, certains élèves sont contraints de s’asseoir sur des morceaux de briques pour suivre les cours.
Le préfet de l’établissement, Jean Mathieu Mbunza, récemment nommé à la tête de l’école, lance un appel à la mobilisation. Il sollicite le soutien des habitants de Gemena, des responsables politiques provinciaux et nationaux, ainsi que de toute personne de bonne volonté, afin d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.
Parmi les besoins urgents figurent le bois destiné à la fabrication des bancs-pupitres, les clous et les tôles nécessaires à une réhabilitation provisoire des bâtiments.
L’IST Mpiko figurait parmi les écoles concernées par un marché de construction et de réhabilitation attribué à la société Aaron Sefu. Ce projet devait également bénéficier à l’Athénée de Gemena et à l’Institut du 20 Mai.
Selon des sources locales, les travaux n’auraient cependant pas été achevés. L’entreprise aurait interrompu ses activités sur ces différents chantiers, laissant plusieurs infrastructures inachevées.
Cette situation affecte les conditions d’apprentissage des élèves et relance les interrogations sur la reprise et l’achèvement des travaux. Les autorités compétentes sont appelées à apporter des solutions durables afin de permettre aux élèves d’étudier dans un environnement plus sûr et plus digne.

