Par la rédaction
Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a fermement condamné les propos tenus par le directeur général adjoint de la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN), Fils Mukoko, au sujet des Occidentaux présents en République démocratique du Congo (RDC), dans le contexte de l’annonce du Front de la refondation nationale (FRN), une nouvelle formation politique attribuée à l’ancien président Joseph Kabila.
Cette formation politique, qui regrouperait notamment des figures associées à des groupes rebelles, dont Corneille Nangaa et Bernard Bisimwa, suscite des controverses et des interrogations sur ses éventuels liens avec la rébellion.
Dans une déclaration publiée sur sa page officielle, Patrick Muyaya a dénoncé les propos de Fils Mukoko, qu’il considère comme une apologie de la violence et des discours stigmatisants à l’égard des expatriés. Il a précisé que les instances compétentes, notamment le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), l’Hôtel de ville de Kinshasa et d’autres services, avaient été saisis afin de tirer les conséquences de ces déclarations.
« Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos tenus par Fils Mukoko. Ils sont d’une horreur absolue et n’engagent nullement le gouvernement ni aucune autre institution. Les organes habilités, notamment le CSAC, l’Hôtel de ville de Kinshasa et d’autres services, ont été saisis pour tirer les conséquences de ces propos irresponsables », a déclaré le porte-parole du gouvernement.
Patrick Muyaya a également tenu à rassurer les missions diplomatiques et leurs personnels sur les dispositions prises par le gouvernement congolais pour garantir leur sécurité ainsi que l’inviolabilité de leurs sièges.
Le porte-parole du gouvernement a, par ailleurs, mis en garde les Congolais qui se livreraient à de tels actes, rappelant qu’ils s’exposeraient à la rigueur de la loi.
Les déclarations controversées de Fils Mukoko ont été diffusées dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. Dans cette séquence, le responsable de la RASKIN accuse les Occidentaux de soutenir l’ancien président Joseph Kabila dans le cadre du Front de la refondation nationale (FRN). Il aurait également appelé à la distribution d’armes aux Congolais pour s’en prendre aux ambassades occidentales.
Ces propos ont suscité une réaction des autorités, dans un contexte marqué par les controverses entourant la nouvelle formation politique et ses éventuels liens avec la rébellion.

