Le monde célèbre ce vendredi 19 juin, la journée de la drépanocytose, une occasion de sensibiliser sur cette maladie génétique héréditaire qui démeure encore un défi majeur de santé publique, particulièrement en Afrique. Instituée par les Nations unies en 2008, cette journée met l’accent sur le dépistage précoce, la prévention et l’amélioration de la prise en charge des patients.
Pour cette édition 2026, l’accent est mis particulièrement sur la qualité de vie des personnes atteintes, tout en encourageant la recherche et des politiques publiques plus efficaces pour lutter contre cette maladie.
Elle se caractérise par une anomalie des globules rouges qui prennent une forme de faucille, perturbant la circulation sanguine et provoquant des crises douloureuses, des infections récurrentes ainsi que de graves complications pouvant engager le pronostic vital.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, près de 7,74 millions de personnes vivaient avec cette maladie en 2021. Au cours de la même année, environ 515 000 nouveau-nés sont nés avec la drépanocytose, dont près de 80 % en Afrique subsaharienne. Plus inquiétant encore, la maladie serait responsable de plus de 81 000 décès d’enfants de moins de cinq ans, tandis que le nombre total de décès liés directement ou indirectement à cette pathologie pourrait atteindre 376 000 chaque année.
Sur le continent africain, plus de mille enfants naissent quotidiennement avec cette affection, considérée comme la maladie génétique la plus répandue. Faute d’un diagnostic précoce et d’une prise en charge adéquate, de nombreux enfants n’atteignent pas leur cinquième anniversaire.
A travers cette journée, des décideurs, professionnels de santé et associations de patients sont appelés à renforcer les actions visant à sensibiliser et à améliorer l’accès aux soins.
La rédaction

