Par la rédaction
Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a affiché sa fermeté à l’égard des médias qui réaliseraient des reportages visant à promouvoir le Front révolutionnaire national (FRN). Il a affirmé que de tels contenus exposeraient leurs auteurs à des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension.
« Tout reportage visant à glorifier, légitimer ou susciter l’adhésion au FRN sera sanctionné par une suspension sans le moindre remords », a déclaré Christian Bosembe, réaffirmant ainsi la position du CSAC face aux productions médiatiques qu’il considère comme une forme de promotion de ce mouvement.
Le responsable du régulateur des médias a également défendu le pouvoir de sanction de son institution à l’égard des journalistes qui accorderaient la parole à des personnes frappées d’une interdiction de s’exprimer dans le pays. « Le CSAC a le droit de sanctionner un journaliste qui donne la parole aux personnes qui ont été interdites de parler dans un pays », a-t-il soutenu.
Christian Bosembe a, par ailleurs, dénoncé ce qu’il considère comme une démarche inacceptable consistant à donner la parole à un ancien dirigeant qu’il accuse d’avoir pris les armes contre les institutions qu’il avait lui-même contribué à bâtir.
« Il est inacceptable de tendre le micro à un homme qui, après avoir dirigé le pays pendant 18 ans et bâti ses institutions, a pris les armes pour les détruire », a-t-il déclaré.
À travers ces prises de position, le président du CSAC réaffirme sa volonté de sanctionner les contenus médiatiques qu’il estime susceptibles de glorifier ou de légitimer le FRN.

